A l'initiative du Président Omar Bongo Ondimba, la création d'un réseau de 13 Parcs Nationaux fut annoncée le 4 septembre 2002, lors du sommet de la Terre de Johannesburg.
Dans un monde où les étendues sauvages authentiques et les cultures originales se font de plus en plus rares, le Gabon est un paradis terrestre unique et remarquablement bien préservé grâce aux 11% du territoire, soit plus de 30 000 km2, qui sont dédiés à la gestion durable de l’écosystème au sein des 13 Parcs Nationaux.
Les systèmes naturels dans ces Parcs ont été préservés et comprennent la plus grande part intacte de la forêt tropicale d’Afrique. Ils contiennent la plus grande concentration d’éléphants de forêt sur le continent, de multiples espèces d’oiseaux, de reptiles, et de mammifères, dont des gorilles, des chimpanzés, des mandrills et des hippopotames, et des milliers d’espèces de plantes que l’on ne trouve nulle part ailleurs.
Description |
Données |
Date de création |
2002 |
Superficie |
540 km2 |
Point culminant |
20 m |
Localisation |
Province de l'Estuaire, au Nord-Est, proche de Libreville. Borde la baie de la Mondah et la baie de Corisco |
Province |
Estuaire |
Villes les plus proches |
Libreville, Ntoum, Cocobeach |
Aéroport |
Libreville / Léon Mba |
Topographie |
Mangrove côtière |
Habitats |
Mangroves, vasières, eaux côtières, îlots de forêt côtière dense et humide |
Particularité |
Les plus grandes concentrations d'oiseaux migrateurs du Gabon |
La zone d’Akanda renferme d’importantes ressources naturelles renouvelables pour Libreville. Les forêts de mangrove autour de Libreville, que ce soit ici ou à Pongara, représentent d’importantes nurseries pour plusieurs espèces de poissons de mer que les citadins aiment manger. La création du parc protège ces mangroves assurant une ressource alimentaire pour les hommes pour plusieurs générations. Les vasières du parc sont un des sites d’hivernage les plus importants d’Afrique pour des milliers de limicoles européens migrateurs, de même que pour les espèces africaines. En outre, un petit nombre de talapoins et d’autres petits singes ainsi que le lamantin d’Afrique fréquentent encore l’enchevêtrement des mangroves. Les tortues marines qui peuvent venir d’aussi loin que le Brésil se nourrissent dans les lits d’algues qui tapissent les parties rocheuses de la baie.
La forêt côtière humide bordant le nord de cette péninsule, de la forêt de la Mondah jusqu’à Akanda, héberge de nombreuses plantes qui ne poussent qu’ici au Gabon car elles ont besoin du supplément d’humidité apporté par la mer. Parmi elles, de rares orchidées, des palmiers et d’autres plantes (et même plusieurs espèces de papillons et le fondule aux couleurs éclatantes). C’est un endroit unique où les ruisseaux d’eau douce subissent l’effet des marées, fluctuant chaque jour sous la pression de l’eau de mer et créant encore d’autres conditions uniques pour la vie. Ces forêts sont actuellement sous une pression de développement considérable issue de l’expansion de la ville. Une partie de la forêt de la Mondah a récemment été déclassée pour les besoins de l’extraction de sable (béton) et ceux la cité grandissante. Il est à prévoir qu’au rythme actuel, toute la riche forêt entre Akanda et la Mondah aura disparu dans quelques années. Des parties privilégiées de cette forêt peuvent être protégées à mesure que la ville s’en rapproche. La solution optimale serait d’associer un développement urbain rentable à un corridor de forêt protégée, créant ainsi un “Arc d’Emeraude” composé d’îlots de forêt formant des espaces verts urbains connectés entre eux.
La péninsule au nord de Libreville, adjacente au parc national d’Akanda, présente, pour la nation, de grands avantages à long terme. Non seulement le parc est stratégiquement placé pour favoriser Libreville au niveau des loisirs et assurer durablement le renouvellement du stock de poissons, mais il pourrait devenir le point d’ancrage d’un complexe d’espaces libres qui, dans le futur, stimulera la croissance économique et améliorera la qualité de vie à Libreville.
Parmi les projets développement intégrant les espaces verts, sont envisagés un aéroport vert en forêt fluviale, un jardin botanique, des parcs urbains, un terrain de golf ainsi que d’autres possibilités de loisirs, un système de traitement biologique des eaux usées (dans les carrières de sable existantes).
Source : Gabon Vert